L’interrogatoire - Guillaume Gibault
Chaque semaine, Alexandre Rizos rencontre un artiste, créateur, entrepreneur qui l’intéresse. Aujourd’hui, Guillaume Gibault, créateur des marques Léon Flam et Le Slip Français. En savoir plus.

D’où viens-tu et où vis-tu aujourd’hui ?
Mon associé Louis et moi sommes Parisiens et malgré nos nombreuses visites à nos différents ateliers aux quatre coins de la France nous y habitons toujours !
Que fais-tu dans la vie et comment en es-tu arrivé là ?
Nous faisons de notre mieux pour faire revivre une jolie marque des années 20 ! Fin 2010, je suis tombé sur une photo de mon arrière grand père Léon Flam (ci-dessus) devant son atelier parisien en 1924.Il fabriquait à l’époque des sacs de voyage pour les pilotes de l’Aéropostale. J’ai trouvé l’histoire magique et avec l’aide de Louis, nous avons tout redémarré : modèles, ateliers, productions…Le résultat 18 mois plus tard est dans cette jolie sélection du club des douze ;-)
Où puises-tu ton inspiration et qu’est-ce qui te motive ?
Notre univers vient tout droit des années folles, de l’Aéropostale et de ces jeunes pilotes qui n’avaient peur de rien. C’est une vrai aventure Française qui a marqué son époque et dont on parle finalement assez peu aujourd’hui malgré tout ce qu’on peut trouver dessus. Les photos et les nombreux livres qui racontent ces lignes aériennes sont des mines d’or pour construire notre marque et notre univers. Pour la motivation, on pense à Jean Mermoz, une omelette de douze œufs tous les matins ! Solide le type !
Quelle est ta tenue fétiche et comment décrirais-tu ton style en trois mots ?
Je crois avoir un vrai look « d’entrepreneur » : jean et chemise à carreaux ! Avec ça je peux tout faire, aller voir mon Banquier ou expédier une commande de 40 cartons pour les Galeries Lafayette !
Quel est ton gros projet du moment ?
Nous sommes en train de démarrer des séries de collaborations avec les vrais aventuriers d’aujourd’hui : Diego Bunuel, Grand reporter, Le capitaine de l’équipe de France de Parachutisme… Affaire à suivre !
Mot de la fin ?
Le modèle choisi dans cette sélection est le modèle 21H. 21 heures et 24 minutes est le temps qu’il a fallu à Jean Mermoz pour traverser l’Atlantique en Mai 1930.Décidément très solide le type ;-)
Liens
Le sac 21h Léon Flam sur Le club des douze
Le petit carnent Léon Flam sur Le club des douze
