L’interrogatoire - Vacquier

Chaque semaine, Alexandre Rizos rencontre un artiste, créateur, entrepreneur qui l’intéresse.
Aujourd’hui : Arnaud Siber, fondateur de Vacquier. En savoir plus.

Sacoche Vacquier

D’où viens-tu et où habites-tu aujourd’hui ?
Je suis d’origine bordelaise et c’est à 22 ans que je suis « monté » à Paris pour mes études et j’y suis resté puisque j’y ai trouvé mon premier poste. Mon appartement est dans le quartier de Saint Germain des Près et c’est à vélo que je me déplace quotidiennement pour mon plaisir ou mes obligations professionnelles.

Que fais-tu dans la vie et comment en es-tu arrivé là ?
En ce moment je me consacre pleinement à mon projet de sacs pour vélo en cuir Vacquier, après être passé par de nombreux métiers dans la finance.  J’ai décidé de créer Vacquier pour répondre à un besoin. En effet, impossible d’avoir de jolis sacoches ou sacs pour vélos qui s’accordaient à mon style de l’époque : jolis souliers en cuir et costumes. Comme aucune marque n’occupait ce créneau, j’ai décidé de fabriquer mes propres sacs !

Où puises-tu ton inspiration et qu’est-ce qui te motive ?
Clairement, je cherche à interpréter les grands classiques de la maroquinerie française pour les adapter aux contraintes du cycliste urbain, c’est ce que je fais pour mon « cartable ». Pour la « sacoche », j’ai réinterprété un accessoire utilitaire du vélo qui habituellement n’utilise pas de matières nobles ou ne cherchait pas à avoir une forme élégante.

J’aime les beaux objets et préfère m’offrir des produits avec une histoire qui me plaise mais aussi qui m’accompagneront dans le temps et que je verrai vieillir. Quoi de plus attachant qu’une montre qui vous a accompagné à travers les époques de la vie ou qu’une belle paire de souliers patinée par le temps ?

Quelle est ta tenue fétiche et comment décrirais-tu ton style en trois mots ?
J’aime être à l’aise et avoir des vêtements fonctionnels. Pour moi le combo pull gris uni zippé capuche et doudoune sans manche Pyrennex est parfait. Ajoutez-y une paire de basket El Ganzo et un chino bleu marine affublée d’une pince à vélo Vacquier et vous pourrez me reconnaître sur mon vélo gazelle vintage dans les rues parisiennes !

Quel est ton gros projet du moment ?
En ce moment, je cherche à développer deux nouveaux modèles pour Vacquier ! Ce qui est simple et rapide pour des grands groupes nécessite beaucoup de temps et d’oppiniatreté quand on est une jeune marque, mais je ne doute pas d’y arriver.

Mot de la fin ?
Je souhaite sincèrement que des sites comme Le club des douze continue de mettre en lumière des marques de jeunes créateurs qui sinon ont beaucoup de mal à se faire connaître. Bien sûr, je remercie Alex pour avoir choisi des produits Vacquier dans sa selection #18.

Ah oui et vive le vélo !

Liens
Sacoche Vacquier sur Le club des douze
Pinces à vélo Vacquier sur Le club des douze 

La photo streetstyle de la semaine.

La photo streetstyle de la semaine.

(Source : thesartorialist.com)

Sélection #18 : United Cruiser, Non Comestible, Vacquier, Patrons, Bold Boys, Krama Heritage, Lucknow, Faguo x A Question Of.
Disponible pendant 12 jours sur www.leclubdesdouze.com/selection

Sélection #18 : United Cruiser, Non Comestible, Vacquier, Patrons, Bold Boys, Krama Heritage, Lucknow, Faguo x A Question Of.

Disponible pendant 12 jours sur www.leclubdesdouze.com/selection

La bande son d’Adrien - Widowspeak

Tous les samedis, Adrien Moret nous fait découvrir une chanson. En savoir plus.

Voix dreamy sur fond de riffs entraînants et de solos électriques, Widowspeak connaît la recette qui fonctionne depuis un an ou deux. Et pour paraphraser un commentaire YouTube assez juste : “This is like Tamaryn and Beach House had a baby and moved to San Francisco and had a singing cat named hipster.”

La photo streetstyle de la semaine. (via George Elder)

La photo streetstyle de la semaine. (via George Elder)

La bande son d’Adrien - Davendra Banhart

Tous les samedis, Adrien Moret nous fait découvrir une chanson. En savoir plus.

He’s back. Lui, sa barbe et ses cheveux longs ainsi que son mode de vie lo-folk. Douceur de vivre envoûtante de l’été, le vent qui chauffe les cheveux et le soleil de fin de journée qui parvient brûle la peau gentiment. Ce regard en coin passager et ce sourire demi-assumé, tous ces ingrédients qui évoquent la chanson d’amour de fin d’été…

L’interrogatoire - La compagnie du Kraft

Chaque semaine, Alexandre Rizos rencontre un artiste, créateur, entrepreneur qui l’intéresse.
Aujourd’hui : Nicolas, fondateur de La compagnie du Kraft. En savoir plus.

Carnet campagne

D’où viens-tu et où habites-tu aujourd’hui ?
Je suis originaire d’Aix-Les-Bains, savoyard ayant migré vers Paris. J’habite un petit village du XIIIe siècle, en bord de Seine, à quelques encablures de Paris.

Que fais-tu dans la vie et comment en es-tu arrivé là ?
Je suis le ré-inventeur d’un carnet fabriqué entre 1925 et 1928 par les femmes de forestiers landais. À la tête d’une manufacture née en 1930 à Poissy, ville qui a vu naître Saint Louis et le triathlon, je tente de laisser une empreinte de brute dans un monde trop standard. Ancien éditeur de logiciel, on peut tenter d’écrire des 1 et des 0 sur un carnet, mais cela n’est qu’esthétique. Maintenant c’est aussi essentiel que de respirer alors que les logiciels…

Où puises-tu ton inspiration et qu’est-ce qui te motive ?
J’aime la simplicité et les parti-pris. Sortir du cadre fixe les règles de mon inspiration. Je ne fais que ce que les autres ne veulent pas faire car le marketing ne mène qu’à avoir la même chose que son voisin, sans aucun sens de possession ni d’enthousiasme.

Quelle est ta tenue fétiche et comment décrirais-tu ton style en trois mots ?
Chemise blanche en lin, Bell & Ross calibre 44 pour cacher mon poignet fin, bermuda en coton de chez Monoprix et en hiver, j’ajoute un pull zippé en cachemire. Quand je m’habille, j’ai l’impression de perdre du temps, je fais donc au plus vite pour ne pas passer pour un SDF, sans motivation. Pas vu un rasoir depuis 12 ans.

Quel est ton gros projet du moment ?
Trouver le bon mec pour montrer qu’un carnet de LA COMPAGNIE DU KRAFT s’utilise dehors. Diego Bunuel, petit-fils de Luis et explorateur moderne est dans mon viseur.

Mot de la fin ?
Les Français ont un talent fou mais n’ont pas confiance en eux. Nommons un psy comme Président et sauvons Jean-Claude.

Liens
Carnet campagne sur Le club des douze