La bande son d’Adrien - Eagle Seagull

Tous les samedis, Adrien Moret nous fait découvrir une chanson. En savoir plus.

Parfois, on en a juste marre. Marre de voir la tête de certaines personnes. Ce n’est pas de leur faute et ils ne peuvent rien y faire. Et pour tous ces moments d’injustice la plus totale, il y a cette chanson. I’m sorry but I’m beginning to hate your face.

Envolées progressives, criardes et électriques à la Arcade Fire, entre morosité tapageuse et joie épique, voila une chanson qui donne envie de prendre ses baskets, d’aller courir, de plus en plus vite, sans se soucier le moins du monde de celui où celle que l’on va laisser derrière. Sans culpabiliser, parce que de toute façon, il n’y avait plus rien à faire.

L’objectif d’Avogaire - Le maillot

Tous les mercredis, Avogaire nous propose un look streetstyle. En savoir plus.

On dit souvent qu’il faut faire des choix avec les imprimés, qu’on ne peut pas les accumuler. La tradition veut qu’une chemise a carreaux soit portée avec un bas uni mais nous, on n’est pas d’accord. Qu’y a-t-il de plus estival que de porter son bas de maillot en ville avec une chemise bien coupée ? On adhère. 

La bande son d’Adrien - Real Estate

Tous les samedis, Adrien Moret nous fait découvrir une chanson. En savoir plus.

Cette semaine, une spécial soleil ! Real Estate, c’est le retour du groupe indé-psyché-plage qui fait de la bonne surf pop music à mélodies insouciantes et ensoleillées, qui respire la jeunesse enthousiaste et qui parle de ce genre d’après-midis d’été où tout est parfait, où la lumière est bonne, la température estivale et la tête pleine de choses absolument superflues. Real Estate, c’est aussi ce côté old school banana salit sixties, tout droit sorti d’un vieux poste de radio des plages.

L’interrogatoire - Fabien Meaudre

Chaque semaine, Alexandre Rizos rencontre un artiste, créateur, entrepreneur qui l’intéresse. Aujourd’hui, Fabien Meaudre, fondateur de la marque de cosmétique pour homme Le BaigneurEn savoir plus.

D’où viens-tu et où vis-tu aujourd’hui ?
D’un peu partout mais j’ai posé mes valises à Paris depuis maintenant 3 ans. Je vis aux pieds de Belleville, sans aucun doute le meilleur quartier de Paris.

Que fais-tu dans la vie et comment en es-tu arrivé là ?
Je viens de lancer ma marque de soins bio et éthiques pour homme, Le Baigneur. Il y a deux ans on m’a offert un kit pour fabriquer mes cosmétiques bio à la maison et c’est comme ça que l’idée m’est venue. C’est vrai qu’en matière de cosmétiques pour homme, je ne trouvais pas grande chose à mon goût. Je me suis donc dit que le plus simple était de créer ma propre marque en ayant pour maître mot la qualité : des soins 100% naturels, bio, adaptés aux besoins des hommes et fabriqués en France. L’idée était de retourner à des produits essentiels, simples mais tout aussi efficaces, abandonner les emballages plastiques pour des matières nobles et durables et enfin engager la marque dans des actions sociales et environnementales. 

Où puises-tu ton inspiration et qu’est-ce qui te motive ?
Je la puise un peu partout, dans la rue, les magazines, les blogs. Ce qui est aussi très inspirant ce sont les grands changements de société que nous vivons actuellement. Ils nous obligent à repenser nos modes de vie, nos relations sociales et aussi notre façon de consommer. Anticiper tous ces nouveaux besoins et tenter d’y répondre, c’est assez passionnant. 

Quelle est ta tenue fétiche et comment décrirais-tu ton style en trois mots ?
Ma tenue fétiche : un bon vieux jean, une chemise Thomsen, une veste en cuir vintage et une paire de Veja. Je suis un peu caméléon en matière de style, j’aime bien m’adapter aux situations et donc varier les plaisirs. Je porte pas mal de fripes aussi, j’aime les vêtements qui ont une histoire à raconter.

Quel est ton gros projet du moment ?
Faire du Baigneur un grand Homme, reconnu et apprécié pour ses soins de qualité. Agrandir la gamme avec des soins pour le visage et le rasage et aussi quelques accessoires de toilette. 

Mot de la fin ?
Qu’il est beau d’être un homme avec Le Baigneur et Le club des douze !

Liens
Le Baigneur sur Le club des douze

L’objectif d’Avogaire - Le parapluie

Tous les mercredis, Avogaire nous propose un look streetstyle. En savoir plus.

La tenue du printemps, c’est une tenue qui prévoit tout. Une cravate sous un pul d’inspiration vintage -à la fois décontractée pour les happy hours en terrasse et soignée pour les rendez-vous professionnels. Le parapluie pour l’homme, qui doit être long : c’est un accessoire, comme une belle canne pour la nouvelle génération, ou presque.

La bande son d’Adrien - Parenthetical Girls

Tous les samedis, Adrien Moret nous fait découvrir une chanson. En savoir plus.

Quel rapport peut-il y avoir entre la photo, la mort et la musique ?

1er mai 1947. Une jeune femme de 23 ans, Evelyn McHale, saute du haut des 86 étages de l’Empire State Building. Robert Wiles, un photographe présent au moment de la scène et muni de son Leica appuie sur la gâchette. Il parvient à prendre une photo de la jeune femme sereinement bercée par la vitre brisée du taxi sur lequel elle s’est écrasée. La photo, qu’il appelle “The most beautiful suicide” sera publiée dans le magazine Life. (Si vous voulez la voir, c’est ici.)

60 ans plus tard, Parenthetical Girls, un groupe de pop de Portland, décide d’en faire une chanson, une ballade surréaliste dans une nature calme où se promènent des animaux improbables, comme l’interprétation de ce qu’a pu voir Evelyn McHale 60 ans plus tôt depuis son taxi de la mort. Une magnifique chanson et une vision poétique et stylisée de la mort.

L’interrogatoire - Guillaume Cadot

Chaque semaine, Alexandre Rizos rencontre un artiste, créateur, entrepreneur qui l’intéresse. Aujourd’hui, Guillaume Cadot, Fondateur de la jeune marque éponymeEn savoir plus.

D’où viens-tu et où vis-tu aujourd’hui ?
Je suis né à Lyon. J’ai passé mon enfance à la campagne, à côté de cette belle ville jusqu’à l’âge de 20 ans où je suis parti à Paris pour continuer mes études. C’était une véritable envie de vivre à Paris. J’y habite toujours, côté rive gauche.

Que fais-tu dans la vie et comment en es-tu arrivé là ?
Depuis 3 ans J’ai créé LaB, une société de conseil en marketing des tendances pour travailler avec des marques et des agences sur des stratégies innovantes de communication. LaB gère également mon blog, MyVision, traitant d’un certain art de vivre masculin (beaucoup de style et moins de mode), reflet de mes passions. MyVision est une carte de visite essentielle qui m’a permis de collaborer à des magazines comme Dandy, Pointure, INfluencia et bientôt Intersection, le magazine du style en mouvement. Enfin, LaB c’est aussi la marque CADOT™, ma marque de vêtements masculin que j’ai créée il y 2 ans. J’ai démarré seul, en faisant tout de A à Z, pour aller au bout de ma passion, l’habit masculin. Tout cela n’a été possible qu’avec un parcours riche en expériences diverses (10 ans en marketing grand groupe, 5 ans en agence de style chez NellyRodi) mais aussi avec de la curiosité bien placée et une passion intacte : ma famille a toujours travaillé dans le textile (tisseur en région lyonnaise) et m’a habitué à faire les boutiques le samedi matin plutôt que d’aller jouer au football ! J’ai fréquenté jeune des tailleurs, bottiers, horlogers qui m’ont fait aimer l’art de l’élégance et du savoir-faire artisanal… Il fallait qu’un jour mon parcours marketing et business se croise avec ma passion de la création. C’est fait !

Où puises-tu ton inspiration et qu’est-ce qui te motive ?
L’inspiration est partout et permanente. Pas de 35 heures sur ce sujet ! Que ce soient pour mes activités de conseil, le blog ou la marque. Maintenant pour mes inspirations stylistiques, je regarde surtout ce qui se fait ailleurs que dans le secteur de l’habillement en particulier l’automobile, le design et l’architecture. Il faut croiser en permanence les idées et les concepts. J’aime en revanche énormément les vêtements techniques venus des sports mécaniques, de la chasse, de l’équitation, des armées, des sports d’hiver. Une source inépuisable d’inspiration ! La motivation vient du fait de créer un produit qui nous ressemble et de faire son rôle de pédagogue auprès d’une population qui a envie d’apprendre ce qu’elle met sur son dos ! Il faut plus d’éducation dans le vêtement pour arrêter d’acheter n’importe quoi, n’importe comment. Apprendre les matières, connaître les fabrications, repérer les arnaques de styles, etc.

Quelle est ta tenue fétiche et comment décrirais-tu ton style en trois mots ?
A partir du moment où tu essaies de comprendre comment est fabriqué un vêtement (j’ai le même vieux tailleur depuis 12 ans), ton regard sur le vêtement change. Tu fonctionnes en termes de style plus qu’en termes de mode. J’ai toujours aimé l’esprit italien ; le style “Pitti Uomo”, des coupes fuselées, des pantalons feu de plancher, des couleurs, du bleu en permanence, chic et décontracté. On me regardait bizarrement il y a 10 ans avec mes pantalons rouges et mes cravates en tricot… Aujourd’hui c’est un peu plus rentré dans les moeurs en France, enfin presque ! Si je devais retenir une tenue, elle serait “basic with style” : des chukka boots en veau velours, un jeans brut usé pas trop long, des mi-bas rouge, une chemise bleu ciel col boutonnée, mon vieux blazer bleu en laine et cachemire que m’a dessiné mon tailleur il y a une dizaine d’années, une pochette en madras, une écharpe en cachemire à motifs géométrique très David Hicks ! Et une montre vintage sur un bracelet en cuir usé.

Quel est ton gros projet du moment ?
Le grand projet aujourd’hui c’est que la marque CADOT™ prend un vrai tournant. Je viens de créer la société MAISON CADOT avec un associé pour intégrer la marque CADOT™ dans un vrai développement international autour du “style & motion”. Nous présentons une première collection au salon TRANOI à Paris fin juin et au MAN à New York fin juillet. CADOT™ va accompagner les hommes urbains dans leur déplacement avec des vêtements élégants et pratiques pour bouger, voyager. Stressant et excitant à la fois. Tout provient d’Europe : création, tissus et fabrication.

Mot de la fin ?
C’est un mot de Philippe Noiret qui est devenu ma maxime ! “La vie est un long voyage, alors autant le faire en première classe !” Merci à vous.

Liens
CADOT™ sur Le club des douze

Pour fêter ses 10 ans d’existence, notre partenaire Plus -à Aix-en-Provence- a prévu le lancement de plusieurs produits inédits. Parmi ceux-ci, des Nike ID Free Run 2, conçues pour l’occasion en édition limitée.

La trouvaille - Le Slip Français

D’une sélection à l’autre, Alexandre Rizos découvre, redécouvre, apprend à connaître, des marques et des créateurs. Dans cet édito, il vous explique pourquoi il les sélectionne pour Le club des douze. En savoir plus.

Dans la ribambelle de marques “Made in France” qui ont vu le jour ces derniers mois, Le Slip Français a particulièrement attiré mon attention. Pourquoi ? Pas parce que les slips et boxers sont confectionnés en Dordogne. Pas non plus pour leur qualité exemplaire ni pour leur design simple et classique. Pas parce que la marque est engagée et soutient l’association “Rêve d’Enfance”. Ni pour son identité graphique à l’ancienne, toute droit sortie d’une brocante de Ménilmontant.

Non. Le Slip Français a attiré mon attention parce qu’il s’agit d’une marque qui à de l’humour, un sens fort de la dérision et qui ne se prend pas au sérieux. Dans le monde de la mode, c’est rafraîchissant ! Je doute que vous ayez manqué leurs annonces durant la campagne présidentielle… Si c’est le cas : séance de rattrapage avec ma préférée !

Disponible sur Le club des douze jusqu’au 25 mai !